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La microfaune en aquarium récifal

Le facteur stress en récifal à l'origine de problèmes certains

  • Par lbno
  • Le 17/10/2017

Le facteur stress en récifal à l'origine de problèmes certains

    Il y a bien longtemps que j'ai remarqué que les récifalistes qui se plaignent sans cesse de problème de maintenance sur les réseaux sociaux sont aussi ceux qui ont toujours un événement à présenter ( nouveau poisson, nouveau corail, nouveau moyen technologique, nouveau produit "miracle" ou procédé de gestion révolutionnaire, etc. ). Soii dit en passant ce sont aussi ces mêmes plaignants qui défendent leur méthode de maintenance avec les plus de virulence ( mais ce n'est pas le sujet ). Si ce constat n'était rien de plus que le transfert en aquariophilie d'une attitude consumérisme touchant tous les secteurs des activités humaines je n'aurais pas lieu d'en faire un article sur ce blog. Seulement, l'aquariophile à l'esprit agité projette fatalement son instabilité psychique sur l'écosystème qu'il gère. Comment ce dernier peut-il, dans ces conditions, se maintenir durablement en équilibre, quant bien même il serait parvenu à le trouver ? Or, on le sait, la moindre perturbation, y compris si son objectif est susceptible d'être positif à moyen ou long terme, provoque un stress très important chez les animaux de récif, en particulier chez les invertébrés sessiles, notamment les coraux.

Le stress dans un récifal, une porte ouverte aux problèmes

Les tâches d'entretien basiques d'un aquarium récifal s'imposent déjà comme un "mal" nécessaire lorsqu'on est conscient de l'extrême sensibilité de ses pensionnaires, alors il n'est pas difficile d'imaginer le stress permanent qui subissent les animaux condamnés à vivre dans un milieu constamment modifié sur le plan biotique ( vivant ) qu'abiotique ( non vivant ). Tout comme chez les humains, le stress, même s'il est un moyen naturel d'adaptation, affaiblit les organismes récifaux et favorise le déclenchement de pathologies. Le stress peut être à l'origine de RTN, de blanchiments ou des mues frénétiques ou interminables chez les coraux, de maladies à répétitions et comportements inadaptés chez les poissons ( individu hyper timide ou au contraire hyper-actif et anormalement agressif ). On sait tous par exemple que le stress engendré par le manque d'espace de nage provoque des éruptions répétées de points blancs ( Cryptocaryon irritans ) chez le Paracanthurus hepatus.  

La cause des problèmes en récifal est parfois profonde

Nos récifaux, à moins d'en faire des milieux stériles très fragilisés immunitairement, sont emplis de bactéries et virus pathogènes qui n'attendent que le moindre moment de faiblesse "psychologique" ou physiologique pour infecter un corail ou un poisson. Par exemple, les fameuses et redoutables bactéries du genre Vibrio sont potentiellement présentes dans tous bacs sains ; pas besoin de l'introduction d'eau de mer naturelle, comme le croient certains récifalistes confrontés à la destruction massive de leurs colonies de coraux durs en quelques jours ! Il suffit de pas grand chose pour que des coraux sous perfusion et sous atmosphère prétendument contrôlée ( extrême-high tech ) : un bouturage intensif quelques jours après un changement d'éclairage précédant lui-même l'ajout d'intrants biostimulants ( si si, c'est pour les coraux bodybuilders ! ) suffit à ce qu'un corail énergétiquement occupé à gérer son stress soit "immunitairement" dépassé par une armée de mauvaises bactéries stratégiquement opportunistes. 

Tout va bien dans mon récifal, donc j'en profite pour... 

Comment faire comprendre à ces récifalistes surexcités "à problème" que l'aboutissement objectif de la démarche aquariophile est de trouver le juste équilibre écologique naturelle dans nos bacs récifaux ? Quand nous atteignons cet équilibre nous jouissons d'un privilège extrême, celui de pouvoir contempler dans le confort de nos habitations l'incroyable beauté d'une parcelle de récif. Nous sommes trop conscients de la fragilité de ces instants de plénitude aquariophile pour délibérément les gâcher en modifiant quoi que ce soit qui ne s'impose comme une nécessité vitale absolue. Si la contemplation est là c'est assurément que tout dans notre bac respire la santé et la sérénité, sinon cela ne fonctionne pas, car même si nous faisons semblant de ne pas voir ce qui ne vas pas notre esprit, lui, ne sait pas tricher avec la Nature ! Quand un récifal va bien, absolument bien, je n'ai personnellement aucune envie d'y mettre un grain de sel, d'autant plus si ce dernier n'est pas le mien mais celui que l'on veut m'imposer !